Voilà un accessoire extrêmement ancien, presque aussi vieux que le monde : les spécialistes estiment que dès la Préhistoire et les touts premiers “vêtements”, l’homme utilisait déjà de la fourrure pour protéger ses extrémités du froid.

Plus tard, le couvre-chef est devenu un véritable marqueur social, témoin d’un rang.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Si certains modèles – comme le haut-de-forme – conservent une dimension “noble” et connotée, la plupart des couvre-chefs sont aujourd’hui portables par le plus grand nombre.

Je vous propose donc d’en connaître plus sur les trois grandes familles de couvre-chefs que sont le chapeau, la casquette et le bonnet. L’article sera conclu par un bref guide vous permettant de choisir le bon chapeau en fonction de la morphologie de votre visage.

Le plus élégant : le chapeau

Version la plus noble du couvre-chef, le chapeau. Prenant de nombreuses formes, il constituait surtout un vecteur de messages politiques et sociaux, pouvant convoyer un certain art de vivre (à l’image du haut-de-forme).

Cet héritage n’a pourtant pas complètement disparu : il est encore souhaitable de retirer son couvre-chef lorsque l’on se présente à quelqu’un en signe de respect. Cette coutume est proche de celle qui consistait à retirer brièvement son chapeau pour saluer quelqu’un, chose assez désuète aujourd’hui.

Le feutre, matière de prédilection

Le feutre peut être fabriqué à partir de laine de mouton ou, dans ses versions plus nobles, de lapin ou de castor.

La distinction entre feutre-laine et feutre-poil est importante : le premier est rugueux, sensible à la pluie et un peu plus terne. Le feutre-poil offrira un toucher plus doux et captera bien mieux la lumière, en plus d’être beaucoup plus résistant à l’eau. L’harmonie de la forme et de la matière seront aussi de très bons indicateurs sur sa qualité.

Le feutre n’est pas tissé. Les poils vont être peignés, cardés, de façon à ce qu’ils forment un fin voile aérien et duveteux. Celui-ci est ensuite enroulé autour de cloches en bois.

Une fabrication complexe

La fibre ainsi produite va être mise sous pression avec de l’eau chaude ou de la vapeur : c’est grâce à cette étape primordiale que les écailles vont s’ouvrir et se mêler les unes aux autres. Cette opération est parfois répétée en ajoutant de l’acide sulfurique, avant un passage dans un foulon.

La teinture survient généralement à ce stade de la fabrication, avant de commencer à former le chapeau. Toute la difficulté consiste à étirer le feutre toujours en forme de cloche, dense et extrêmement serré, pour commencer à lui donner la forme du chapeau.

Des moules en aluminium sont créés en fonction de la forme et de la taille souhaitées, sur lesquels on appliquera la matière pour la comprimer à chaud. Un peu de ponçage et quelques petites finitions donneront au chapeau les derniers fragments de son style !

Quid des autres matières ?

Évidemment, il existe aussi des chapeaux fabriqués dans d’autres matières : palmes tissées, flanelles contrecollées, coton…

La qualité tiendra souvent à la régularité des matières utilisées et de la forme du chapeau. Mais à part quelques exceptions notamment pour la saison estivale, le chapeau en feutre reste une référence absolue ET intemporelle.

Cela nous amène maintenant à trouver l’inspiration parmi différents styles de chapeaux !

Les grands styles de chapeaux pour homme

Je vous propose un passage en revue des grandes familles de chapeaux. La liste est non exhaustive bien sûr, l’objectif étant de proposer une première approche.

Grand classique : le fedora

C’est probablement l’un des chapeaux les plus célèbres.

Il est souvent doté d’un bord large, d’une calotte creusée et d’un galon. Fabriqué dans une feutre assez souple, fin et confortable, cela lui vaut d’être parfois porté au soleil.

On trouve aussi des versions réalisées en coton, en lin…

chapeau-fedora-style

Un chapeau, trois styles différents.

S’il peut prendre des allures assez formelles, sa démocratisation inspire aussi des looks beaucoup plus décontractés : jean et pull à col roulé, ou carrément tee-shirt blanc et chino. Cela en fait l’un des chapeaux les plus polyvalents et faciles à porter.

Un bon investissement pour commencer à s’approprier le couvre-chef ! En termes de prix, on trouvera de tout, de 20 à 200 €. De ce que j’ai pu constater, les beaux modèles bien faits et en apparence durables arrivent aux alentours des 90 – 100 €.