Hanoi et la baie d’Along ont beau avoir un charme indubitable, le Nord du Vietnam garde une certaine froideur. Le pays et ses habitants offrent un autre visage lorsque l’on prend la route du Sud. La douceur du climat aide peut-être les gens à se dérider, et, si on est encore loin des sourires thaïlandais, on s’en approche plus que dans la capitale.

On peut rejoindre Hué depuis Hanoi en train. Le trajet est très long, 14 heures, mieux vaut donc le faire de nuit (et s’y prendre à l’avance pour avoir des couchettes, ce qui n’a pas été mon cas…).

La cité impériale de Hué, un bijou vietnamien

La principale attraction de Hué est la cité impériale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Construite au début du 19ème siècle, la cité est vaste et impressionnante. Elle offre une architecture peuplée de dragons et créatures légendaires, bien différente de ce que j’avais pu voir au Cambodge ou en Thaïlande.

Les peintures, à l’intérieur des temples, sont tout aussi époustouflantes. Les couleurs, comme les dessins, sont superbes et embarquent le spectateur dans un autre univers.

La végétation donne à certains endroits excentrés de la cité un aspect comme abandonné, et hors du temps. Dès qu’on s’éloigne un peu, on se retrouve à visiter des temples déserts et silencieux. Rien de tel pour s’imprégner de l’atmosphère d’un lieu !

 

Un peu plus au sud, Hoi An (à ne pas confondre avec Hanoi !) est une charmante petite ville, où il fait bon faire escale quelques nuits. Les rues sont colorées, et des lanternes lumineuses rendent la nuit plus festive. Un endroit parfait pour se relaxer, prendre un verre, et faire quelques emplettes.

Ho Chi Minh a ensuite servi d’escale pour aller dans le Mékong, je n’en retiens qu’une très bonne boulangerie française, tenue par un vrai français,

Au bout de 8 mois sur les routes, on apprécie le bon pain à sa juste valeur !

et des rues très vivantes mais moins chaotiques qu’à Hanoi, et un street art florissant.

Rejoindre le Mékong ne prend que quelques heures de route. Les paysages m’ont rappelé le Sud du Cambodge, et la température soudain bien plus élevée est un vrai bonheur ! Les gens se déplacent énormément en bateau, et il y a même de superbes marchés flottants.

L’atmosphère y est plus décontractée et riante, et c’est l’occasion de profiter du soleil et de déguster des fruits frais.

Phú Quốc, la grande île des perles …

C’est ensuite sur l’Île de Phu Quoc que je suis partie passée deux semaines. L’occasion d’apprendre à faire du scooter, car on ne se déplace que comme ça là-bas !

Et en bateaux, bien-sur …

Je ne pense honnêtement pas que l’île mérite de s’y attarder autant, mais c’était l’occasion pour moi de prendre un peu de repos, et de profiter du soleil, des plages et d’une mer délicieusement chaude. Pour admirer les plages sauvages, il faut prendre des routes défoncées à travers des villages, des ponts en bois et la forêt, mais arriver sur un banc de sable où vous êtes seul est très agréable, à défaut d’être vraiment spectaculaire.

La seule ville de l’île est assez petite, et il n’y a pas grand chose à y faire. Dans les environs, on peut visiter une fabrique de perles, et acheter des bijoux. Pour les plus aventureux, il y a un parc d’attraction à l’autre bout de l’île, Vinpearl Land (ça ne s’invente pas!).

Cet endroit hautement improbable offre des manèges en plus ou moins bon état, et un grand aquarium, dans lequel on trouve même une sirène. Une chose est sûre, on n’y est pas importuné par la foule, et tout est propre !

Le Sud du Vietnam offre une grande diversité de climats et de paysages, et les gens sont plus chaleureux que dans la capitale. Il est facile de se déplacer d’une ville à l’autre. Bus, trains, avions, bateaux, tout est fait pour le voyageur, à condition de savoir prendre son temps.

Que vous aimiez les vieilles pierres, les plages ou la fête, vous trouverez forcément de quoi faire votre bonheur !